La catégorie des fondations englobe l'ensemble des ouvrages enterrés destinés à transmettre les charges d'une structure au sol porteur, en garantissant stabilité et durabilité. À Paris, cette discipline revêt une importance capitale en raison de la densité urbaine extrême, de la mitoyenneté des bâtiments et de la nature souvent hétérogène des terrains. Une étude géotechnique préalable, rendue obligatoire par la loi ELAN dans certaines zones, permet de déterminer le type de fondation le plus adapté, qu'il s'agisse de solutions superficielles comme les semelles filantes ou isolées, de systèmes profonds tels que les pieux forés, ou encore de dalles portantes comme les radiers généraux.
Le sous-sol parisien est marqué par une géologie complexe héritée des ères tertiaire et quaternaire. On y rencontre des formations typiques du Bassin parisien : calcaires grossiers du Lutétien, marnes et caillasses, sables de Beauchamp, ainsi que des argiles plastiques et des remblais anthropiques parfois épais de plusieurs mètres. Cette stratification irrégulière, combinée à la présence fréquente d'anciennes carrières souterraines et de poches de dissolution du gypse antéludien, impose une reconnaissance minutieuse des sols. Les aléas de retrait-gonflement des argiles, bien que modérés en Île-de-France, et les circulations d'eau liées à la nappe des calcaires de Saint-Ouen ou à la nappe alluviale de la Seine, conditionnent directement le choix et le dimensionnement des ouvrages de fondation.
La réglementation applicable s'articule principalement autour des Eurocodes, en particulier l'Eurocode 7 relatif au calcul géotechnique, transposé en droit français par la norme NF P 94-261 pour les fondations profondes et le fascicule 62 titre V du CCTG pour les marchés publics. Les Documents Techniques Unifiés (DTU) 13.11 pour les fondations superficielles et 13.2 pour les fondations profondes définissent les règles de l'art. À Paris, le Plan de Prévention des Risques Naturels liés aux mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols impose des dispositions constructives spécifiques dans les secteurs concernés. Le Plan Local d'Urbanisme bioclimatique de la Ville de Paris encadre également les excavations en mitoyenneté et les reprises en sous-œuvre, fréquentes lors des projets de surélévation ou de création de niveaux enterrés.
Les projets nécessitant une intervention sur les fondations sont multiples : construction neuve d'immeubles d'habitation ou de bureaux, surélévation d'un ou plusieurs étages, réhabilitation lourde avec modification des descentes de charges, création de parcs de stationnement souterrains, ou encore travaux de confortement après sinistre. Dans le cas de parcelles exigües ou de sols de faible portance, le recours aux pieux permet de reporter les charges sur un horizon résistant profond, tandis que les radiers offrent une solution de répartition homogène sur des terrains compressibles. Les semelles, quant à elles, restent la solution économique privilégiée lorsque le bon sol est proche de la surface et que les tassements admissibles sont respectés.
Maîtriser l'ensemble de ces techniques dans le contexte parisien exige une expertise pointue, intégrant les contraintes d'accès, la gestion des eaux d'exhaure, la préservation des avoisinants et le respect strict des normes en vigueur. Une campagne de reconnaissance bien calibrée, couplée à une modélisation géotechnique rigoureuse, constitue le socle indispensable à la réussite de tout projet de fondation en milieu urbain dense.
Les trois grandes familles sont les fondations superficielles (semelles filantes ou isolées), les fondations profondes (pieux forés, micropieux) et les radiers. Le choix dépend de la nature du sol, de la profondeur du bon sol, de la sensibilité des avoisinants et des charges à transmettre. Une étude géotechnique G2 AVP puis G2 PRO est indispensable pour arrêter la solution technique optimale.
Les fondations sont régies par les Eurocodes (EC7 pour le calcul géotechnique), les normes NF P 94-261 pour les pieux et NF P 94-262 pour les fondations superficielles, ainsi que les DTU 13.11 et 13.2. Le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) retrait-gonflement des argiles et le Plan Local d'Urbanisme de Paris imposent des prescriptions complémentaires selon les zones.
Le sous-sol parisien est extrêmement hétérogène : calcaires lutétiens, marnes, sables, argiles et remblais se succèdent de façon irrégulière. S'y ajoutent les risques liés aux anciennes carrières, aux poches de dissolution du gypse et aux circulations d'eau. L'étude géotechnique permet d'identifier ces aléas et de dimensionner les fondations en conséquence pour éviter tassements différentiels et désordres structurels.
Le projet débute par une mission géotechnique G1 ES/PGC, suivie d'une G2 AVP pour le pré-dimensionnement, puis d'une G2 PRO pour le dimensionnement définitif. Viennent ensuite les phases de consultation des entreprises, l'exécution selon les normes et DTU, le contrôle des matériaux et la supervision géotechnique d'exécution (mission G4). La gestion de la mitoyenneté et des reprises en sous-œuvre est souvent déterminante.
Nous intervenons sur des projets à Paris et dans sa zone métropolitaine.