À Paris, on pense rarement au risque de liquéfaction parce que la sismicité y est modérée, mais sur certains secteurs en bord de Seine, comme dans le 15e ou vers Bercy, la nappe phréatique affleure à moins de trois mètres et les alluvions sableuses sont bien présentes. Une analyse sérieuse ne se limite pas à vérifier une case administrative : elle évite qu'une fondation profonde ou un radier se retrouve dans un matériau qui perd toute portance en cas de secousse, même modérée. On combine souvent cette analyse avec un essai CPT pour obtenir un profil continu de résistance de pointe et de frottement latéral, indispensable lorsque les couches sont lenticulaires et que le SPT seul ne capture pas les hétérogénéités locales. Le bassin parisien, avec ses anciennes exploitations de gypse et ses remblais historiques, demande une lecture géotechnique fine pour ne pas passer à côté d'un sable saturé lâche juste sous la couche d'ancrage.
Un sable saturé lâche peut perdre 90 % de sa portance en moins de dix secondes : à Paris, c'est surtout en bord de Seine qu'il faut le vérifier.
