Quand on fore dans le 16e arrondissement près du Trocadéro, on tombe souvent sur les sables de Fontainebleau et des marno-calcaires assez compacts ; mais dès qu’on traverse la Seine vers le 13e ou le quartier de la BnF, la donne change radicalement avec des alluvions modernes bien plus hétérogènes. C’est justement pour ça que l’analyse granulométrique complète — celle qui couple le tamisage mécanique avec la sédimentométrie par hydromètre — reste indispensable sur Paris. Sans elle, la classification GTR du matériau reste approximative et le dimensionnement des couches de forme ou des fondations superficielles se joue sur des hypothèses fragiles. On la réalise aussi bien sur des échantillons prélevés en puits d’inspection dans les cours intérieures haussmanniennes que sur des carottes issues de sondages SPT en bord de quais, de façon à couvrir toute la plage granulométrique, des cailloux calcaires jusqu’à la fraction argileuse fine qui contrôle la sensibilité au retrait-gonflement.
La granulométrie ne se résume pas à une courbe : c’est la signature mécanique et hydraulique du sol francilien.
