Le sous-sol parisien n'a rien d'homogène. Entre les affleurements de calcaire grossier du Lutétien, les poches de limons des anciens bras de la Seine et les remblais accumulés depuis l'époque gallo-romaine, chaque parcelle raconte une histoire géotechnique différente. À Paris, la conception de fondations superficielles exige une lecture fine de ces archives enfouies, car les tassements différentiels guettent la moindre hétérogénéité. L'expérience locale montre que les limons compressibles du fond de vallée, présents dans les 15e et 7e arrondissements notamment, imposent des vérifications bien plus poussées que les marno-calcaires du 13e. Pour caractériser ces contrastes, le sondage SPT apporte un indice de résistance in situ, tandis que l'essai CPT délivre un profil continu de la résistance de pointe, particulièrement utile dans les sables de Beauchamp.
À Paris, un diagnostic géotechnique sans analyse des remblais anthropiques, c'est une fondation conçue sur un sol dont on ignore tout.
