Entre les alluvions anciennes du Marais et les remblais hétérogènes de la Plaine Saint-Denis, la réponse d’un sol à la densification change radicalement d’un arrondissement à l’autre. Travailler sur un projet de fondation à Paris sans caractériser cette variabilité expose l’ouvrage à des tassements différentiels importants, surtout lorsque les sables et graviers sont lâches en profondeur. La conception de vibrocompactage repose sur une logique précise : transmettre au sol une énergie de compactage calibrée via un vibreur en tête de forage, en s’appuyant sur les données d’un essai CPT pour identifier les horizons à densifier et sur les essais Proctor pour définir l’optimum de teneur en eau. À Paris, où le sous-sol mêle calcaire lutétien, marnes et poches de sables de Beauchamp, le diagnostic préalable conditionne la réussite de l’amélioration de sol.
À Paris, la nappe phréatique sub-affleurante dans le nord du 18e impose un vibrocompactage en voie humide pour éviter l’effondrement des parois du forage.
