Le sous-sol de Paris réserve des contrastes que seule la géophysique peut anticiper avec précision. Entre les calcaires du Lutétien, les marnes et les fameuses poches de gypse antéludien — qui ont causé des effondrements historiques dans les 13e et 18e arrondissements —, une investigation mécanique classique n’offre qu’une vision ponctuelle. La résistivité électrique par SEV (Sondage Électrique Vertical) permet justement de reconstituer une image continue des terrains jusqu’à 50 mètres de profondeur, en exploitant les écarts de conductivité entre argiles, marno-calcaires et masses anhydritiques. Dans une ville aussi dense que Paris, où l’emprise au sol est réduite et où les réseaux enterrés abondent, cette technique non destructive évite bien des déconvenues. Pour les projets de fondations profondes sur pieux visant le Calcaire Grossier, nos ingénieurs couplent souvent le SEV avec des sondages SPT afin de caler les profils géoélectriques sur des paramètres mécaniques mesurés, garantissant ainsi une interprétation robuste avant toute modélisation géotechnique.
La résistivité électrique transforme un contraste géologique invisible en un modèle de couches chiffrable, essentiel pour traverser le gypse parisien sans risque.
