Entre le sous-sol calcaire du 14e arrondissement et les alluvions meubles de la plaine de Bercy, la nature du terrain parisien change radicalement en quelques centaines de mètres. La conception d'injections ne peut donc jamais être standardisée quand on intervient dans une ville aussi stratifiée que Paris, dont le réseau de carrières souterraines s'étend sous près de 10% du territoire communal. Chaque projet de reprise en sous-œuvre ou de confortement de fondation exige une analyse géotechnique fine avant de définir un programme d'injection. Avant d'injecter, un essai CPT renseigne sur la stratigraphie exacte et la compacité des couches traversées, tandis qu'une granulométrie précise la distribution des fines qui conditionne la pénétrabilité du coulis. L'équipe technique du laboratoire s'appuie sur ces données pour dimensionner un maillage d'injection qui respecte la sensibilité des structures mitoyennes, omniprésentes dans le tissu haussmannien.
Injecter sans connaître la courbe granulométrique du sol, c'est travailler à l'aveugle sous les immeubles haussmanniens.
